| « Droit chemin » sonne comme un réveil |
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La musique congolaise est parmi les plus belles musiques
que propose le continent noir. La rumba
congolaise était la référence des rythmes qui faisaient danser les congolais et
les africains. On se souvient de la belle époque qui vit naître les premiers
icônes de la musique congolaise, qui firent la renommée de la musique du
continent africain à travers le monde.
Parmi les moments forts de cette époque, on retiendra que Rochéreau Tabu Ley fut l’un des premiers qui exportère la rumba hors du continent africain, notamment à l’exposition universelle de Montréal en 1967, ou encore sur la scène de l’Olympia (Bruno Coquatrix) en 1970. Après cette époque glorieuse, la musique congolaise prit de l’ampleur, mais perdit sa noblesse au profit de la danse et des mises en scène chorégraphiées. Cette longue période de la course aux pas de danse les plus novateurs, se fera au détriment de l’émotion et l’harmonie symphonique, propre à cette grande nation de la musique moderne africaine. Bien qu’elle demeure encore leader et populaire en terre africaine, la musique congolaise évolue depuis dans le même train-train et a perdu la palme de l’originalité, tant toute les formations musicales servent continuellement le même tempo. Depuis que la rumba a fait place au Ndombolo, la musique du Congo ne s’écoute plus; elle se danse. La danse, voilà le dernier baromètre du succès pour les musiciens kinois. Depuis peu, la musique congolaise fait un retour à l’authenticité et retrouve peu à peu son oreille musicale. Ce retour à l’authenticité passe par la renaissance de la vieille garde musicale : Rochéreau Tabu Ley et Wendo Kolosoy. Ce qui permet aux plus jeunes de découvrir leur patrimoine musical, même si cette jeunesse est aguerrie aux styles divers qui vont du classique au hip hop, elle reste néanmoins attachée à ses racines et apporte une couleur africaine à l’interprétation des nouveaux genres musicaux qu’elle pratique avec talent. C’est dans cette optique que la nouvelle vague de musiciens africains conçoit la musique et que Fally Ipupa se positionne, en défendant brillamment la musique congolaise dans un album cross-over, qui mélange habilement ses influences. Avec « Droit chemin », Fally Ipupa résout l’équation à plusieurs inconnues que pose un album world music, face aux styles musicaux nouveaux. C’est ainsi que guidé par l’inspiration, Fally livre un album cross-over qui sert de pont aux différents styles musicaux, qui agrémentent « Droit chemin ». Au gré des treize titres que comptent cet opus, Fally déploie son talent de manière originale et fait un clin d’œil aux styles musicaux qui rythment son quotidien, et par la même traverse le pont qui l’éloignait encore de ses modèles que sont : Marvin Gaye, Shaggy et Craig David. Fort d’une originalité artistique pleinement maîtrisée, dans un univers musical particulier qui aime allier nouveautés et racines, on peut sans nul doute considérer que « Droit chemin » sonne le réveil de la nouvelle rumba. Fally Ipupa réinvente la nouvelle musique congolaise, en donnant sa vision des musiques du monde. Une nouvelle icône pointe à l’horizon ; Fally Ipupa est une merveille. A.D |




